Mélange d’enquête, de questionnements philosophiques et de récit autobiographique, Quand on était des petites brutes met en lumière un phénomène autant personnel qu’universel : le harcèlement.
Concentré sur un projet de documentaire, Jay Rosenblatt croise un ancien camarade de classe de primaire. Cette rencontre fortuite lui rappelle une scène de harcèlement à laquelle il a assisté, voire participé, quand il était enfant, souvenir marquant le début d’une enquête pour tenter de retrouver Richard, la victime de cette scène d’humiliation.
En donnant une voix aux harceleurs, Jay Rosenblatt tente de comprendre ce qu’il reste de ces comportements dans les mémoires, cinquante ans après. Il se replonge dans ce passé qu’il vaudrait peut-être mieux enterrer, afin de comprendre les raisons qui incitent certains enfants à s’acharner sur d’autres.
Ce documentaire doit être appréhendé comme un parcours de questionnements autour du harcèlement. Il adopte le point de vue des harceleurs, confrontés à leurs actes, et qui questionne l’inaction des témoins, mais il n’excuse en aucun cas leur comportement.