Film

SUBMARINE

2011
Richard Ayoade
Royaume-Uni
Drame, Comédie, Comédie Romantique
1h37
Apple TV

Quand Amélie Poulain rencontre l’Angleterre, ça donne le récit d’un adolescent anglais guidé par deux objectifs bien précis : être un bon petit copain et sauver le mariage de ses parents. 

Oliver Tate a 15 ans. C’est un adolescent rêveur dans une famille terne de la banlieue anglaise. Dans son monde, Oliver préfère sa propre compagnie, il lit le dictionnaire, espionne ses voisins et s’imagine le héros de sa propre histoire, avec une mort spectaculaire où tout le monde le pleurerait et lui rendrait hommage dans une grande cérémonie retransmise à la télévision. Tout son monde se chamboule quand il se trouve une petite copine, Jordana, une fille un peu étrange, et que sa mère renoue les liens avec son premier amour d’enfance. (Il va donc devoir être un bon petit copain et sauver le mariage de ses parents.)

Richard Ayoade nous offre avec Submarine, son premier film, une œuvre à l’ambiance typiquement British narrée à travers les yeux de l’adolescence par Oliver Tate. Le film est découpé en plusieurs chapitres caractérisés par des couleurs : le bleu et le rouge, illustrant les deux sentiments qui se dégagent du film. 

D’abord le rouge caractérisant la frénésie de la vie, l’histoire d’amour avec Jordana presque irréaliste. Une phase pendant laquelle le film adopte un ton léger et humoristique avec un rythme frénétique avant de laisser place à l’autre couleur : le bleu. Dans cette partie, les rôles s’inversent laissant place à la réalité de la vie avec un rythme moins soutenu où Oliver perd le contrôle et découvre les problèmes de couple de ses parents. 

Le film est porté par une bande-son magistrale servie par Alex Turner, un excellent jeu d’acteur et une réalisation léchée qui nous rappellerait Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain. On notera tout de même un rythme plus lent en milieu de film qui risque de perdre le spectateur.

Submarine est un bijou de 1 h 37 qui nous replonge en adolescence avec ses rêveries et ses questionnements. C’est le genre de films « ovnis » qui nous parviennent grâce au bouche-à-oreille et dont tout le monde finit par parler.

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